Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman (Roman)

Ce roman est un feel good book qui m’a beaucoup plu ! L’histoire de Demain est un autre jour de Lori Nelson Spielman est simple, bateau, girly (un peu)… Et bien, c’est vrai ! MAIS c’est surtout un livre de développement personnel. Il est certes facile à lire mais bien écrit. Il ne tombe pas dans les clichés et réserve quelques bonnes surprises et rebondissements. Il est aussi une source de réflexions sur ses choix de vie, sur la façon qui nous convient à titre personnel d’être heureux, la norme sociale…

Je le mets en haut (pour l’instant) de la catégorie où se trouvent « L’homme qui voulait être heureux » et « Ta vie commence quand tu comprends tu n’en as qu’une« . C’est celui des trois que j’ai préféré parce qu’il est un peu plus subtil dans son histoire que ces deux autres romans. Il transmet une réflexion par l’expérience et la vie concrète de son personnage principal qui vit, apprend par l’expérience, avant de comprendre des principes de développement personnel….  à la différence des deux autres romans qui énoncent une sorte de listes de techniques quasi explicitement qui sont ensuite intégrés par les personnages. J’ai une préférence pour la (relative) subtilité de Demain est un autre jour ; ) Même si bien sûr, ce n’est pas du Victor Hugo ou du Stendhal !

Résumé officiel : « Qu’avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ?
Brett Bohlinger, elle, a un an pour le découvrir. Pensant hériter de l’empire cosmétique familial à la mort de sa mère, ele apprend que cette dernière, qui avait pour elle de tout autres projets, ne lui a légué qu’un vieux bout de papier : la liste de tout ce que Brett voulait vivre quand elle avait 14 ans. Si elle veut toucher sa part, la jeune femme doit réaliser chaque objectif de cette life list.
Enseigner ? Aucune envie. Un bébé ? Andrew, son petit ami, n’en veut pas. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew. À moins que… »

Le personnage principal est amené à réfléchir malgré elle aux aspects importants de sa vie : amitié, travail, relation à la nature par le biais des animaux, sens de la vie, bienveillance, vie en société, amour, art, famille, épanouissement et relation à l’argent ! Un point négatif : je n’aime pas l’idée que sa mère connaisse mieux les aspirations de sa fille, que sa fille elle-même… L’idée d’un gourou maternel post mortem ne me plait pas beaucoup.

Ce livre donne envie d’être heureuse ! Sans prétention, je vous le recommande ; )

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Zéro déchaîne (stéréo)

Récupérer quelques fragments d’un véhicule à haute teneur polluante ajoutée pour en faire un objet utile, propre, sain, et presque joli : c’était le pari de ce samedi d’hiver pluvieux, en région parisienne. Faut-il y voir le blues d’un retour de vacances ou la volonté de rester au chaud à la maison, peut-être un peu des deux ?

Tout est parti de la mise à la ferraille de mon antique Citroën BX. Souvenez-vous ! Celle qui vous a toutes et tous bercés, enfant, celle dont papy osait même dire qu’elle est belle, celle conduite par Christian Clavier dans l’Opération Corned Beef.

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Bref, une voiture qui nourrit notre imaginaire collectif et encaisse notre quatre heures quand les virages se font trop serrés. Avant son dernier voyage, j’avais pris soin de démonter quelques éléments, et, parmi eux, l’autoradio, deux enceintes et la batterie. Sans le savoir, je commençais à dépolluer ma voiture avant que la casse ne termine le travail. Il faut toujours croire en son prochain, mais si l’on peut le précéder, on prend une sacré avance, convenons-en. C’est donc l’âme en paix et la conscience tranquille que je regardais partir ma voiture sur un gros camion.

J’allais donc pouvoir exécuter mon plan d’un jour, qui mettrait du plomb non pas dans la nature, mais dans l’aile à Sony, Yamaha et JVC réunis. Il s’agissait de recycler ce brave autoradio, et ses deux enceintes en une chaîne stéréo domestique, alimentée par la batterie. Comme écrin, je choisissais le tiroir d’un vieille table à l’enseigne d’un célèbre fabricant de meubles en kit suédois dont le créateur, décédé récemment, pingre comme pas deux, adorait, lui aussi, la récup’. Je n’ose imaginer l’état du sous-sol de sa maison !

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Une fois le tiroir évidé aux endroits propices à accueillir les trois éléments nécessaires, il fallut les raccorder entre eux. Trois dominos suffirent. Posée sous l’ensemble, la batterie pouvait alors servir à nouveau, pour alimenter la bête.

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Le résultat d’une heure et demi de travail se faisait alors entendre dans toute la maison. Pour fonctionner longtemps, une petite charge mensuelle devrait suffire. Avec un chargeur solaire, cette chaîne deviendra alors parfaitement propre. Ce sera le challenge du printemps, quand le soleil se fera plus présent. Pour l’heure, concédons la provenance atomique de l’électricité chargée dans l’accumulateur.

Ceci dit, en recyclant ces différents éléments, j’ai évité de répandre dans la nature divers métaux lourds, du plastique, de l’acide sulfurique, du carbone, et certainement plein d’autres joyeusetés. Et j’ai fait le bonheur de mon fils qui peut désormais écouter ses chansons préférées ! Alors, d’autres idées récup’ pour un prochain samedi d’hiver ?

Histoires de courage – Jean-François Deniau (Essai)

Dans « Histoires de courage », Jean-François Deniau analyse ce qu’est le courage, le démontre et l’illustre de courtes histoires vraies d’illustres connu.e.s ou inconnu.e.s. A la lecture de seulement quelques phrases sur chacun de ces héros, je suis en admiration. Quels tourments ont-ils affrontés pour qu’on puisse écrire une simple phrase ! Ca fait du bien de s’inspirer de ces personnes ordinaires qui ont été capables de tels actes… Les vrais héros/héroïnes de nos sociétés.

J-F Deniau cite la définition du courage de Douglas Walton : au delà du simple devoir, un acte ni obligatoire ni interdit (donc libre), pour le bien d’un autre ou des autres, moralement incontestable…. A laquelle il ajoute : la connaissance du danger.

Cela pose la question de la peur. Pas de courage sans peur. Comment la surpasser ? Comment la faire attendre et faire passer avant cette émotion primaire et animale l’urgent et prioritaire ? Un but, une mission, quelque chose qui vous dépasse. Il n’y a pas de courage inutile.

Est-ce que cela vous fait penser à quelqu’un autour de vous ou dans les médias ?

Adélaïde Hautval, psychiatre dans le sud de la France, passe en avril 1942 la ligne de démarcation sans autorisation pour voir sa mère malade à Paris. Elle se fait arrêter sur le quai pour un contrôle d’identité. Elle voit une famille juive maltraitée par les Allemands. Elle dit calmement mais à haute voix en allemand :
– Mais laissez les donc tranquilles
– Vous ne voyez pas que ce sont des Juifs ?
– Et alors ? Ce sont des gens comme les autres. Laissez-les.
A cause de son intervention, elle est arrêtée. Il lui est proposé d’être libérée « si elle retire ce qu’elle a dit au sujet des Juifs. »
– Mais comment dire autre chose que ce que j’ai dit? Les juifs sont bien des gens comme les autres.
– Alors si vous les défendez, vous partagerez leur sort.
Internée, elle sera ensuite déportée à Auschwitz puis Ravensbrück.
Une vie pour un mot.

Ce livre donne du courage et l’envie de « bien faire » malgré les difficultés et les risques quand une situation se présente. A titre personnel, j’ai plutôt la sensation d’avoir côtoyé la lâcheté et l’égoïsme, mais peut-être est-ce parce qu’ils sont plus visibles que le courage ? Quoiqu’il en soit, ce livre fait du bien et fait ressortir le meilleur de soi, enfin je l’espère !

L’homme qui voulait être heureux – Laurent Gounelle (Roman)

Succès de librairie, « L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle surfe sur la tendance du développement personnel et de la recherche du bonheur. Intriguée par le titre et les critiques élogieuses, je me suis lancée…. mon avis est mitigé !

4ème de couverture : Imaginez…
Vous êtes en vacances à Bali et peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où…
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas… heureux.
Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

Ce livre peut être intéressant dans la mesure où l’on n’a pas d’attentes démesurées, à savoir qu’on souhaite juste qu’il aborde gentiment les basiques du développement personnel mais pas davantage. Amateurs de littérature, passez votre chemin… Ce roman n’est pas un chef d’oeuvre. J’ai du me forcer pour dépasser les phrases relativement pauvres et simples. Mais ce n’est pas la prétention de ce livre et ça n’en est pas le sujet. L’histoire est simple, se lit facilement car elle est un prétexte pour évoquer des fonctionnements internes qui nous rendent malheureux, nous permettre d’en prendre conscience (au moins rationnellement), de s’en défaire (idéalement) pour s’épanouir. Par le bais d’échanges avec un « sage », le personnage principal qui est effectivement malheureux sans trop en avoir conscience, découvre qu’il en est lui-même en partie la cause car sa façon de fonctionner influence son comportement, ses pensées, sa façon d’être…

La philosophie de ce livre ? Mieux se connaitre pour vivre en harmonie avec soi-même (et donc avec les autres).

Quels sont donc ces enseignements ? Nos croyances nous limitent, nous interprétons la réalité à travers notre propre prisme, le cercle vicieux des prophéties auto-réalisatrices, la peur d’entendre un refus et d’être rejeté, le « mensonge social » pour faire plaisir ou ne pas gêner quelqu’un… Mais aussi le plaisir simple de la beauté de la nature et de la musique, le pouvoir de l’esprit sur le corps, le champ des possibles de nos vies pour sortir d’un chemin préétabli qui ne nous convient pas, l’importance de la créativité, accepter de faire des choix et de sacrifier des petits plaisirs « superficiels » pour en avoir des grands, choisir sa vie même si notre entourage ne partage pas nos choix, côtoyer des personnes qui croient en vous, se surpasser soi-même plutôt que vouloir dépasser les autres, être altruiste en gardant en tête que le 1er cadeau qu’on fait aux autres est son propre équilibre…

LE CHOIX, C’EST LA LIBERTE

« Une vie réussie est une vie que l’on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-même dans ce que l’on fait, en restant en harmonie avec qui l’on est, et, si possible, une vie qui nous a donné l’occasion de nous dépasser, de nous consacrer à autre chose qu’à nous mêmes et d’apporter quelque chose à l’humanité, même très humblement, même si c’est infime. »

Subjectivement, quel fut l’intérêt pour moi de ce livre ? J’ai du faire une longue pause dans mes lectures car je n’arrivais pas à me concentrer. L’homme qui voulait être heureux est si facile à lire qu’il m’a remis le pied à l’étrier. Ca ne fait jamais de mal de réentendre les basics du développement personnel pour les intégrer toujours plus, j’ai rempli ma curiosité concernant un auteur devenu célèbre… et j’ai pu partager mon expérience grâce à ce post !

Changement de vie professionnelle : première chronique d’une nouvelle entrepreneuse !

Je le muris depuis des années… et depuis quelques mois, je me suis lancée : je passe de salariée à porteuse de projet avec l’ambition de devenir entrepreneuse !

Avant, j’étais donc salariée… Quand j’étais petite, on m’a souvent répété que je devais bien travailler à l’école pour pouvoir choisir mon métier et bien gagner ma vie. J’ai complètement intégré cette croyance et, besogneuse, j’ai étudié et suivi un parcours universitaire jusqu’à obtenir mon diplôme de Bac + 5 ! Le Graal ! Le Graal ? Vraiment ? C’est ce que je pensais… je croyais qu’après avoir réussi concours, examens et diplômes, la vie professionnelle coulerait de source…. A moi, un boulot plaisant, un statut social de cadre et un bon salaire ! Lacune dans l’enseignement que j’avais suivi, personne ne m’avait dit que la vie professionnelle est aussi une lutte… et qu’elle est loin d’être facile à gagner !

Bac+5 avec une année à l’étranger certes, mais aucune expérience professionnelle hormis les petits jobs d’été qui n’intéressent personne… D’où une bataille acharnée pour décrocher mon premier stage ! Ca a beau être un stage, donc une période sensée être d’apprentissage, les entreprises voulaient des jeunes déjà expérimentés et quasiment autonomes… gloups ! Une entreprise désespérée a quand même choisi de me recruter (en stage)… Allellouia ! C’est parti pour toute la vie ? 

Pas tout à fait et en plus à quelles conditions… Durant 10 ans de vie professionnelle, j’ai assisté à des guérillas, des putsch, à des actions irrationnelles, à des discriminations, à des caprices, à de l’injustice, à de la lâcheté, à de l’égoïsme, à des ordres qui demandaient soumission et obéissance, à du mépris, à de l’incohérence, à de la politique de bas étage, à de la violence verbale et psychologique, et ce, sans scrupule ni remords…. Bref, la vie professionnelle comme lieu d’expression de tous les défauts les plus affreux de chacun, bref une sorte de concentré de la face noire de l’humanité…

Motivée, consciencieuse et perfectionniste… J’ai travaillé d’arrache pied, pour faire un travail de qualité avec des résultats et surtout faire face à ma charge de travail toujours plus importante : tant que la mule avance pourquoi la décharger ?

J’y ai aussi trouvé mon compte. Parfois, pas du tout, car l’ennui et des gens que je n’appréciaient pas régnaient sur mon quotidien professionnel. Parfois, j’ai appris des choses, j’ai côtoyé des personnes sympas qui sont devenu.e.s des ami.e.s, j’ai gagné (plus ou moins) d’argent (selon les entreprises), j’ai eu une sécurité financière à partir du moment où je suis passée en CDI…

Mais il y avait beaucoup de désagréments qui faisaient que, le soir, tous les soirs, je sortais du travail non seulement éreintée mais aussi en colère, peinée, stressée… L’esprit encombré, je ruminais les soucis de la journée toute la soirée et toute la nuit.. Et le lendemain, ça recommençait ! Le cycle infernal !

Un jour, j’ai pris conscience que mon travail n’était pas celui d’un chirurgien cardiaque. Je ne sauvais pas des vies. Je faisais gagner de l’argent, toujours plus d’argent, à des actionnaires et des dirigeants… alors que mon quotidien professionnel se dégradait peu à peu : toujours plus de travail et de stress…. Et on me demandait de dire « Merci » à mon employeur qui me sauvait de la crise et du chômage… A partir de ce moment là, comment se motiver ?

Je vous raconterai la suite dans une prochaine chronique ! ; )