Marcher pour s’en sortir – Association Seuil (Livre)

Je découvre avec beaucoup d’intérêt l’association Seuil qui propose individuellement à des mineurs en grande difficulté de faire une marche de près de 2000 km dans un pays étranger. Le jeune accompagné d’un adulte et suivi par un éducateur, une psychologue et un responsable de marche, « se transforme en héros, acteur de sa propre réinsertion » dixit Bernard Ollivier, Président de l’association Seuil.

Marcher pour s'en sortir - Association SeuilLe livre Marcher pour s’en sortir, écrit sous la direction de David le Breton, Daniel Marcelli et de Bernard Ollivier, présente le projet pédagogique de Seuil ainsi que des avis de spécialistes de l’adolescence et des témoignages d’acteurs dont la juge des enfants Catherine Sultan et des adolescents ayant accompli cette marche. Seuil s’est inspirée de l’association belge Oikoten.

Comme l’explique Boris Cyrulnik dans la préface, l’action, l’affection et la mentalisation que l’on rencontre lors d’une marche sont des tranquillisants naturels qui apaisent notre corps et stimulent notre esprit.

« Les jeunes, même en très grande difficulté, ont des ressources intellectuelles, relationnelles et physiques qu’ils ne soupçonnent pas eux-mêmes. Leur permettre d’en prendre conscience et de le prouver est de nature à les remettre dans des dispositions telles qu’ils pourront entamer leur réinsertion sociale. » Bernard Ollivier

Les jeunes s’engagent volontairement dans cette aventure qui a vocation à rehausser leur estime d’eux-mêmes et à les valoriser. En se confrontant à leurs besoins primaires, à la nature et à un pays étranger, ils deviennent maîtres de leurs vies et responsables de leurs actions. Le compagnonnage avec un adulte fiable et empathique permet à ces adolescents de faire peu à peu confiance. Cette marche représente une rupture salvatrice avec leur entourage mais aussi avec de néfastes habitudes comme parfois la drogue ou la délinquance. Elle induit une prise de distance favorisant la réflexion sur leur avenir et sur leur vie. Cette approche prône l’éducation plutôt que la répression ou l’enfermement en centres éducatifs fermés, des quasi-prisons.

Marcher pour s’en sortir est un essai qui se lit comme un roman. J’ai été happée par les témoignages de jeunes et d’accompagnants. Déjà convaincue des bienfaits de la marche, je suis également persuadée que certains jeunes ont fait de mauvais choix ou ont pâti d’un environnement difficile. Leur donner l’opportunité d’en sortir quelques mois et de prendre du recul ne peut leur être que bénéfique. A la lecture de ces textes, j’ai eu envie de les encourager dans cette aventure incroyable.

« Marcher, c’est retrouver son chemin »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :